Figo - Kahn - ZIDANE

Foto: Jerry Lampen (Reuters) In: BLZ 060711
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INTRO: Die Berliner Zeitung schreibt heute unter dem Titel Finale verrückt - unter Missachtung der Akzentsetzung in seinem Namen [1]: "Italien ist Weltmeister - trotz des Fußballskandals im eigenen Land. Und Zinedine Zidane disqualifiziert sich in seinem allerletzten Spiel."

Noch am 9. Juli war über Zinédine Zidane auf der französischen RTL-Seite zu lesen:

Zidane, l'apothéose

Le joueur de football le plus aimé de France peut devenir un véritable demi-Dieu en cas de victoire des Bleus dimanche soir en finale de la Coupe du Monde à Berlin. A 34 ans, Zinédine Zidane y disputera le dernier match de sa carrière, le plus important sans doute. Un défi de plus dans une carrière déjà jalonnée d’exploits qui ont fait de lui bien plus qu’un simple joueur de football. Et l’artiste ne compte pas terminer son dernier récital sur une fausse note contre l’Italie.

Und das war heute zu lesen, am 10. Juli, am "Tag danach":

Quelle tragédie !

L ’Italie est Championne du Monde pour la quatrième fois de son histoire grâce à sa victoire contre la France dimanche soir à Berlin aux tirs au but (5-3, 1-1 après prolongation). Symbole de cette défaite au goût amer pour les Bleus, Zinédine Zidane, buteur sur penalty en première période, a été expulsé pour un coup de tête incompréhensible sur un Italien lors de la prolongation. Une sortie en forme de tragédie qui ne doit pourtant pas faire oublier le superbe parcours des Bleus.

Breits am Morgen - um 7:14 - dieses Tages hatte der "nouvel obs(ervateur)" mit einem Reuters-Beitrag von Pierre Sérisier aus Berlin aufgemacht und getitelt:

Mondial: la génération Zidane s'en va.

Und er schreibt kurz vor Ende seines Textes diese Zeilen:

L’histoire d’une génération qui a tout gagné s’est achevée dimanche soir et un peu de cynisme inciterait à se dire que c’est la meilleure chose qui pouvait arriver.

Es wird hochinteressant sein, neben den "offiziellen" Veröffentlichungen sich in der französischen Blogger-Szene ein Bild von deren Reaktionen zu machen. [2]

Im leblogfinance beispielsweise findet sich ein um 11:23:23 Uhr publizierter Beitrag von "Elisabeth" vom 10 juil. 06 in der sie die Dinge aus ihrer Sicht beschreibt:

En début de prolongation, le capitaine des Bleus a asséné un violent coup de tête sur la poitrine du défenseur italien Marco Materazzi, qui s’est immédiatement écroulé sur la pelouse. Après quelques minutes de confusion, l’arbitre a finalement décidé d’expulser la capitaine des Bleus.

"Materazzi ne doit pas y être pour rien. Il a dû se passer quelque chose, c’est évident. Il a fait beaucoup de cinéma, un coup de vent le faisait tomber. L’homme du match, ce n’est pas Pirlo, c’est Materazzi! Je n’imagine pas que Zidane ait eu ce geste juste pour sortir. Il ne s’est pas dit :"Tiens, je suis fatigué, il ne veut pas me sortir, je me sors tout seul." Ce geste était inutile. Je le regrette et lui aussi", a ajouté le sélectionneur français.

Ihrer Meinung nach hätte es vielleicht zu einer Beleidigung der folgenden Art kommen können:

Pour ma part, je pencherai sur quelque chose du style "sale arabe .... " :( , mots qui logiquement ont donc fait sortir Zidane de ses gonds .

Und nach Ansicht des heute erschienenen "The Guardian" sei "Zizou" als "terroriste" beschimpft worden.

Starke Worte müssen es auf jeden Fall gewesen sein. Und vielleicht war es auch die Stärke dieses Mannes, dass er sich nicht wie ein Held, sondern wie Geschlagener verabschiedet hat, der in diesem Moment hat zurückschlagen müssen.

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Anstatt der für ihn geplanten Abschiedsinzenierung - mit seinen goldenen Schuhen die allein in der Mitte des Spielfeldes liegen gelassen werden, während er durch ein Spalier seiner Kameraden abtritt - inszeniert er sich selbst ins Abseits.

Foto: EFE aus: lavinotinto.com
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Sein Weg führt in hinweg aus dem Stadion, so wie er einst gekommen war. Als geliebter Fremder. Allein.


Vielleicht, so der Vorschlag, sollte man dieses Thema unter einem nicht nur franco-französischen Aspekt nochmals aufgreifen und bei dem kompetenten Herrn Beckmann die drei Stars dieser Generation zusammen an einen Tisch holen:
- Luis Figo
- Oliver Kahn
- Zinédine Zidane.

Dabei wird der Erfolg der Sendung nicht davon abhängen (müssen) ob an dieser Stelle öffentlich gemacht werden wird, wer was wann gesagt hat.

Es wäre schon interessant genug zu erfahren, wer was wann gesehen hat. Ist mit dieser Entscheidung erstemals die Video-Kamera als Zeuge auf den Plan getreten? [3]

Sollte es zur Umsetzung dieses Vorschlags kommen, wäre es eine Freude, an diesem Aufzeichnungs-Tag auf Einladung der ARD hinter den Kulissen dabei sein zu können.

WS.

[1was in einem Artikel von Andreas Lesch am 11. Juli unter der Überschrift Logik der Straße korrigiert wird: "Zinédine Zidane, der majestätische Tänzer, wandelt sich zurück in den Instinktfußballer - und überwältigt sich selbst."

[2Keine 24 Stunden, nachdem diese Zeilen geschrieben waren, findet sich in der Internetcommunity bereits folgende Flash-Animation unter http://ftagn.free.fr/zidane.swf

[3Siehe dazu den Artikel vom 10.07.2006, der am 03:31 Uhr auf TV5 Monde , der auf diesem Punkt ganz besonders eingeht.

Pour sa dernière apparition, Zinédine Zidane a réussi une première. Le meneur de jeu tricolore est, semble-t-il, le premier joueur à avoir fait les frais de l’arbitrage vidéo. La polémique a pris corps dès la fin du match et n’a certainement pas fini de faire couler de l’encre...

L’arbitre n’a rien vu mais sort le carton rouge !
Raymond Domenech n’a pas digéré le carton rouge infligé à Zidane. Il n’a pas vu l’image de ce violent coup de boule du numéro 10 français au filou Marco Materazzi. Mais le sélectionneur a tout vu du processus qui a conduit l’arbitre, l’Argentin Horacio Elizondo, à user de la sanction suprême. Et il préfère en rire : "On vient d’instaurer l’arbitrage vidéo ! C’est le quatrième arbitre qui a dit qu’il avait vu quelque chose. Le juge de touche, lui, n’avait rien vu. Vive la vidéo dans le foot !".

La provocation de Materazzi est évidente, les insultes très probables. Mais Zidane est tombé dans le panneau et a voulu se faire justice tout seul. Son geste est impardonnable et ne méritait sans doute pas autre chose qu’un carton rouge. Sauf que l’arbitre de champ n’a pas vu de ses yeux la faute de Zidane. Pas plus que son juge de ligne. Techniquement, il n’y avait donc pas faute. Alors quoi ? Non, ce ne sont pas les gesticulations de Gianluigi Buffon qui ont fait basculer le match. Tout porte à croire que c’est le quatrième arbitre, l’Espagnol Medina Cantalejo, qui a alerté Elizondo via l’oreillette après avoir constaté la faute de Zidane sur un moniteur vidéo. Version confirmée en zone mixte par Lilian Thuram qui a jugé "bizarre" cette manière de faire.

De fait, la procédure est en effet pour le moins bizarre et même totalement inédite. Contraire en tout état de cause aux règlements actuels de la Fifa. L’arbitrage vidéo s’est imposé en douce dans cette finale de Coupe du monde. Un comble quand on connaît la position de Sepp Blatter sur la question...

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